Je dansais, le nouveau Carole Zalberg.

Je dansais, le nouveau Carole Zalberg.

Que dire ? Les différents sujets abordés dans ce roman m’intéressent, surtout lorsque l’on parle de beauté, de laideur, de séquestration et d’incompréhension, etc. J’avoue aussi avoir un petit faible pour les œuvres de Carole Zalberg. Cette excellente auteure a quelque chose de vrai, de précis, quand je lis ce qu’elle écrit, qui me pousse toujours vers ses livres, je ne sais pas l’expliquer, c’est comme ça !

Pour parler du livre, il s’ouvre avec ces mots :

« Je dansais. Du matin au soir je dansais. C’est ce que je faisais. Avant lui. 

La vie était légère et joyeuse. Je fredonnais intérieurement. J’avais l’ouïe fine, mais sélective. Ma voix secrète couvrait les mauvais bruits du monde et tout ce qui m’ennuyait. »

À cet instant, je prends une pose, sans avoir lu la suite ; j’imagine, puisque le nom n’est pas mentionné, que ces mots sont de Marie, la personne captive, comme l’annonce la quatrième de couverture. Ces quelques mots suscitent tout de même déjà ma curiosité. Ensuite viennent ces autres mots :

« Ici nul bruit à couvrir. Seuls le silence et sa voix déchirée, que rien, aucun chant en dedans, aucune pensée triste ou gaie, ne peut empêcher de tout envahir : ma chair, mon cerveau, mon sommeil.

Ici je ne danse plus. Comment en avoir ne serait-ce que l’idée ? »

Il est clair, à la lecture de ces mots, qu’il s’agit bel et bien de Marie. Me vient alors une question : « mais qu’est-ce qui s’est passé » ? Oui, j’ai hâte de comprendre. 

Plus loin, on peut lire :

« La femme qui t’accompagne, ta mère, je le saurai plus tard comme je saurai peu à peu tout ce qui te concerne, a repéré le monstre de loin et aussitôt accroché ses yeux au bitume ainsi que la terre entière le fait, ou alors on regarde au ciel, en dedans, n’importe où, mais surtout pas l’horreur que je suis. Toi, présence toute en légèreté sautillante, toute de grâce et de gaieté, tu t’es seulement raidie et c’est à mon regard enfoui dans le chaos que le tien, plein de défi, s’est rivé. »

C’est après cette lecture que j’ai compris qu’il s’agissait en effet du kidnapping d’un enfant, par une personne de moche et de psychologiquement instable. Dans l’un des nouveaux chapitres suivants, qui n’en ait pas un, puisque le livre ne présente pas de chapitre défini, on peut lire :

« Quand j’ai compris, quelque temps après avoir échoué ici, qu’il m’avait choisie précisément ce jour-là, j’ai cru me changer en pierre froide (ce qui, soit dit en passant, aurait joliment contrecarré ses plans). La vérité infusait. Sang et souffle refusaient de circuler. J’étais à l’origine de son délire et de mon enlèvement. J’avais déclenché sans le savoir ma soustraction à tout ce qui, jusqu’au soir de mes treize ans, avait constitué mon existence ».    

Pour conclure, je veux vous dire que ceci est un livre choral, comme je les aime, le ton est celui de la vie… SANS LA MOINDRE HÉSITATION, JE LE RECOMMANDE !

 

 

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