Ce que je pense du livre « Tout ce dont on rêvait », le nouveau François Roux.

Pour dire vrai, j’ai eu vraiment du mal à entrer dans le texte. À savourer l’histoire. Je trouvais que l’auteur en faisait trop : qu’il y avait un peu trop de redondances. Par exemple, lorsqu’on ouvre le livre, on lit :

« À ce stade de son existence, l’unique certitude de Justine quant à la nature humaine résidait dans le fait que l’immense majorité des hommes, à commencer par son propre père, étaient à ranger sous l’index sombres abrutis de son petit répertoire psychosociologique personnel. Elle avait alors vingt-cinq ans, et son expérience intime – onze années de galères sexuelles, d’abus de confiance, de faux départs, d’humiliations tous azimuts – l’encourageait à cette catégorisation un rien abusive. Son aigreur envers les représentants de l’autre sexe ne constituait en réalité qu’une toute petite fraction de sa hargne, sa colère composait un diamant brut, facetté de milliers d’autres rancœurs contre les abus de tout poil, les passe-droits et, d’une manière générale, contre un état du monde de plus en plus bancal : Justine était à cran ».

Comme je suis en train de le dire, le livre s’ouvre avec un tas d’informations que je trouve inutiles. Lorsque j’ai lu ceci :

« Les seuls hommes dont elle s’accommodait d’une fréquentation régulière et durable étaient les gays, avec lesquels elle parvenait à créer des relations complices, détendues et joyeuses, de sorte qu’à l’époque on aurait pu sans trop d’erreurs la classer elle-même – dans l’infinie nomenclature déterminant le genre humain – sous l’index un tantinet dégradant de fille à pédés.

Justine régnait en petite princesse insatisfaite sur une tribu de trois homos, Ahmed, Laurent, Olivier, qui constituait le noyau dur d’un système satellitaire composé de cinq ou six autres individus, au sein duquel elle s’était taillé la réputation de file drôle et cynique, je-m’en-foutiste jusqu’à en paraître parfois arrogante, toujours prête à dégainer un bon mot bien vachard, éternellement disposée à faire outrageusement la fête ».  

 

Je me suis dit : « il en fait toute une tartine juste pour nous dire que Justine aime faire la fête et la compagnie des hommes homosexuels ». Je ne trouve rien d’original à cela !

 

Je n’ai pas accroché à sa manière de développer les scènes, à son style, au style d’écriture de l’auteur, mais je conçois que celui-ci puisse plaire ! Et bien évidemment, je recommande ce livre à ceux qui aiment bien les détails ou redondances lorsqu’ils lisent un livre.

 

 

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