Survivre pour voir ce jour de Rachel Mwanza

Poignant, intimiste, rempli d’émotion. Un style vrai et facile à lire.

A mon humble avis, cette histoire a d’abord été écrite pour l’auteur. Ce livre qui à la base était privé, a été publié. Du début jusqu’à la fin du livre, on aperçoit l’horreur, on vit à travers Rachel tout son périple.

C’est un magnifique témoignage. Un livre utile. Il est beau à lire. C’est un livre qui nous emporte, malgré cette réalité triste et révoltante. Un bel exemple de courage.

 L’histoire commence dans les rues de Kinshasa. Rachel, jeune fille sans abris erre dans les rues de la ville, sans nouvelles de ses parents qui se sont séparés. Sa mère vivrait aujourd’hui en Angola.

Elle est acculée par sa grand-mère qui l’accuse de sorcellerie et après maintes maltraitantes la met à la porte. c’est alors qu’elle découvre que la terre n’est pas que ronde!!!! Dans la rue, elle rencontre d’autres enfants qui vivent la même situation qu’elle. Le hasard lui met sur son chemin des personnes qui sont à la recherche de jeunes acteurs.  Elle est choisie. Sa vie va alors changer et elle sera auréolé d’une dizaine de prix d’interprétation. Elle est désormais scolarisée et déterminée à utiliser sa notoriété pour aider les enfants de la rue.

Extrait 1 :

« Alors que certains nous considéraient, les autres enfants et moi, comme des rats se faufilant dans les recoins sombres de la ville, je demandais à Dieu de m’aider à refuser cette situation dévalorisante. »

Extrait 2 :

«  Dans la rue, on passe tellement de temps à combattre cette douleur que l’on a presque plus d’énergie pour penser à autre chose. Lorsque tu ne sais pas si tu vas pouvoir manger avant le coucher du soleil, rêver à demain devient une perte de temps. »

Extrait 3 :

« Je suis à génoux lorsque grand-mère revient avec un pot de piment. Elle demande à Enock de me tenir les bras et m’en met dans les yeux ! Je ressens d’abord un picotement, puis une forte brûlure, mes larmes coulent, je me débats, mais maintenue par Enock, je ne peux rien faire. Je souffre tellement que je ne sais pas si je dois ouvrir ou fermer les yeux pour atténuer la douleur. »

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